PROJETS PERSONNELS

La Paix (2014-2015)



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Ombrées (2013-2014)



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Hervé (2007-2014)



Hervé n’était pas son vrai nom, on le lui a donné quand il est entré dans la Résistance. Jeune, il était engagé, courageux, aventureux et libre. Après la guerre, il a mené une vie simple et travaillé avec beaucoup de ténacité. Il a réalisé une œuvre d’un grand intérêt.
La reconnaissance est arrivée très tard mais il est toujours resté modeste et il a gardé une éthique indomptable. Il a été décoré de la Légion d’Honneur. Je ne l’ai connu qu’à la fin de sa vie, c’était un homme discret.
Papiers, ciseaux, chemises, intercalaires, trieurs, parapheurs, marque-pages, vignettes, stylos, crayons, marqueurs et surligneurs, trombones, agrafes, pastilles et rubans adhésifs colorés sont des accessoires bureautiques d’utilité pratique dont Hervé se servait pour classer la gigantesque somme de documents accumulés au fil de sa carrière.
Regroupant objets personnels et dossiers de travail, cette série photographique ne vise pas seulement à comprendre un système et une logique typiques de Hervé. Elle complète l’œuvre en dessinant le personnage d’un homme en chair et en os qui, avec un grand plaisir semble-t-il, a consacré chaque instant de sa vie à la création.

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Vies silencieuses (2010-2013)



Photographies noir et blanc des objets qu’Alexandre Hollan dispose pour ses « vies silencieuses ».

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Mihály (2009-2011)



« La nature qui parle à la caméra est autre que celle qui parle aux yeux. » écrivait Walter Benjamin.
Illés Sarkantyu explore cet écart intangible à partir d’une photographie anonyme trouvée dans des archives de famille.
Un militaire ceinturé d’une corde y est saisi frontalement et de plein pied, le corps renversé en arrière, prêt à tomber. La puissance d’enregistrement de l’œil mécanique saute aux yeux. L’artiste en redouble la force descriptive en prélevant des fragments de l’image qui ont retenu son regard et qu’il reconstitue. Ces épreuves ne sont ni des copies ni des répétitions mais des reprises qui infléchissent le destin du cliché et dilatent son histoire au temps présent. A la manière de cellules biologiques, les éléments de l’épreuve originale se désolidarisent pour reconstruire un organisme nouveau à partir de l’ancien. Ils repositionnent l’image orpheline dans la focale de l’artiste qui s’y projette à son tour, re-photographiant leurs objets dans ce qui s’apparente aux coulisses de réalisation de l’image : atelier, surplus militaire, vestiaire...
Brouillant habilement les repères spatio-temporels, l’artiste-enquêteur qui s’est substitué à l’opérateur du cliché ne peut en revanche déguiser les vestiges du camp militaire hongrois de Rezi où l’image a été prise. Mis en orbite autour de ce point de présence et de résistance qu’est la photographie de départ, le dispositif visuel, intégrant aussi vidéos et textes, articule les approches tentées par l’artiste pour la dégeler et la faire revivre.

Marguerite Pilven
Texte pour le journal Slicker, n°2 automne-hiver 2011.

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Franco-hongrois (2003-)



Portraits d’artistes et intellectuels hongrois, originaires de mon pays natal et français d’adoption.

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Massue (2006)



Massue – 1'14 en boucle, un événement de la fondation Lumen

Finestra (2005)



Finestra – 3 min., pour Caetano Veloso

Visite (2000)



Passionné d’histoire de l’art et désirant me diriger vers une photographie construite avec une économie de moyens je me suis intéressé aux Portraits de Storyville d’Ernest J. Bellocq, photographe américain du début de XXe siècle. Cette série de 72 plaques de verre, caché du monde, a été retrouvée à l’intérieur d’un canapé dans les années soixante-dix. Ces photographies montrent des femmes seules, souvent nues et sans visages sur les images : prostituées du quartier rouge de la Nouvelle-Orléans. On ne connaît pas leur identité, ni vraiment qu’elle pouvait être la relation entre les modèles et le photographe. De façon générale, nous avons très peu d’informations sur cette œuvre qui reste aujourd’hui encore quelque peu mystérieuse.
Ma série Visite – dans l’atelier d’Ernest J. Bellocq, est une sorte de rêverie, une immersion dans un monde énigmatique. La reconstruction minutieuse des postures corporelles et des décors des compositions originales de ces photographies m’ont servi de terrain pour un rite d’initiation imaginaire.

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